3 - Le parvis, la façade et le clocher

A l’origine, la route de l’Arcoule longeait l’église sur l’emplacement du chemin millénaire conduisant aux Baux de Provence. L’aménagement du carrefour en 1993 a permis de libérer toute la zone entre l’église et les platanes et l’installation de caisses à fleurs par la municipalité en 2001 a doté l’église d’un parvis dont elle n’avait jamais bénéficié.

La façade actuelle a été réalisée en 1894 sur les plans de M. Véran.
Au-dessus de la grande porte, une plaque de marbre offerte par  Charloun Rieu le 8 août de la même année, à la suite de la mort de son père (voir 10) :

AU CHRIST ANEN
ES POUDEROUS
ETERNAMEN 
SAREN UROUS
Allons au Christ
Il est puissant,
Nous serons heureux
éternellement
(Traduction Marie Mauron)

On remarquera, à droite de la petite porte d'entrée, un œil de bœuf protégé par un  bel épi forgé à la main, vraisemblablement à l'époque de la construction du presbytère en 1670. Cet œil de bœuf, qui avait été muré, a été restauré en 1998.

Le clocher, édifié en 1772, comporte 2 logements dissymétriques, celui de gauche ( à l'ouest) pour une cloche importante, celui de droite (à l'est) pour une plus petite.

La première cloche de droite fut installée dès 1772 dans le clocher nouvellement construit. Fêlée, elle fut remplacée en 1826 par l’actuelle, baptisée Henriette, sa marraine étant Henriette Fréchier, fille du maire. Elle porte l’inscription :

Sit nomen Domini benedictum
Burdin Aîné Fondeur à Lyon

La première cloche de gauche (245kg) fut baptisée le 28 avril 1782 par le Curé Maureau avec l'autorisation de Monseigneur Jean Marie du Lau, Archevêque d'Arles qui fût victime des massacres de septembre 1792 à la prison des Carmes à Paris et béatifié en 1926 par le pape Pie XI. Le parrain était Messire Joseph Antoine de Coye, écuyer, citoyen de la ville de Tarascon, la marraine, Demoiselle Angélique Manson, fille du sieur Charles-François Manson, bourgeois du Paradou, premier marguillier. Fêlée, elle fut refondue et baptisée le 6 août 1826 par le Curé Amphoux. Nommée Georges-Marguerite, elle avait pour marraine Madame Pascale Fréchier, épouse du maire du Paradou, Pierre Fréchier. Fêlée de nouveau en 1858, elle a été remplacée l'année suivante par l'actuelle (340kg), baptisée Gabrielle, qui porte les inscriptions suivantes:

 Bénite sous le patronage de St Martin et de St Paul en Nov. 1859
Parrain Paul Etienne Ratyé d'Escanin, Marraine Marthe Marie Gabrielle Ratyé
MM.François Lyon, curé, Charles Ratyé, maire
Lacroix Dinard, Pierre Quenin, Honoré Cornille, fabriciens
Laudetur Jesus Christus et Beata Maria Virgo
Pierre Pierron fondeur à Avignon

Le mécanisme des cloches a été électrifié en 1975 et entièrement restauré en 2001.