9 - Liste des Curés de la paroisse depuis 1668

L'année 1668 marque la date d'ouverture des registres paroissiaux et Saint Martin de Castillon a été érigée en cure perpétuelle en 1686, par ordonnance du Roi Louis XIV, malgré l'opposition simultanée du Chapitre de Notre Dame des Doms et du Curé des Baux.

1668-1697
Féraud Raphaël
1831-1853
Laurent Philippe
1698-1698
Calages
1853-1874
Lion François
1698-1705
Granier
1874-1894
Faure Maximilien
1705-1715
Du Deshet
1894-1903
Aubert Marius
1715-1715
Pignard
1903-1912
Beissière Laurent
1715-1719
Derrès
1912-1921
Fajon Laurent
1719-1724
Vallière
1921-1922
Armand Charles
1724-1726
De Léotaud Jules
1922-1925
Castillon Louis
1726-1732
Gibert
1925-1926
Berlandier Jacques
1732-1754
Laugier Jean
1926-1936
Cheylan Charles
1754-1791
Maureau Jacques
1938-1940
Lambert Michel
1791-1795
(Suppression de la Paroisse)
1946-1947
Michel Henr
1795-1797
Blanc
1947-1960
Fassy Jules
1798-1803
(Interruption)
1960-1966
Boutinon Louis
1803-1811
Maureau Jacques
1966-1985
Espelly Lucien
1812-1816
Sat Jean-Baptiste
1986-1991
Léger André
1816-1820
Fournier Pierre
1993-2003
Allard Joseph
1820-1830
Amphoux Jean-Jacques
2003-        
Chiaverini Hervé

Plusieurs de ces prêtres ont marqué la paroisse par leur rayonnement spirituel mais deux méritent une attention particulière :

Jacques Maureau qui exerça son ministère, d’abord comme vicaire de 1751 jusqu’en 1754, puis comme Curé de 1754 jusqu'en 1811 (soient 60 ans, couvrant 23 ans de règne de Louis XV, le règne de Louis XVI, la Révolution, le Consulat et l'Empire jusqu'à la campagne de Russie). Il refusa de prêter serment en 1791, disparut jusqu'à la signature du concordat en 1801 et reprit sa charge de 1803 à 1811, quoique, les deux dernières années, son état de santé l'obligeât à se faire souvent remplacer par le curé des Baux ou celui de Maussane. C'était sans doute un homme d'une grande sagesse puisqu'il parvint en 1768, à régler un contentieux, vieux de 50 ans, avec le Chapitre de Notre Dame des Doms à propos du bénéfice de la dîme!

Jean-Jacques Amphoux (curé de 1820 à 1830) qui utilisait un âne pour ses déplacements. Pendant la Révolution, il s'était déguisé et parcourait les mas de Crau et de Camargue en réparant les souliers. Sa simplicité et sa modestie ont longtemps nourri la légende. Décédé en 1831, à l'âge de 81 ans, il fut enterré dans l'ancien cimetière du Paradou.